Inaugurée en novembre 1976, la tour Bretagne mesure 144 mètres. Cette hauteur en fait la 4è plus haute tour de bureau de province ! Les 3 autres étant les tours Incity et Part-Dieu à Lyon puis la tour CMA-CGM à Marseille. La Tour Bretagne est dessinée par l’architecte Claude Devorsine à la demande d’André Morice, maire de Nantes à ce moment. Sa construction a alors pour but d’asseoir l’image d’une ville comme économiquement puissante et de devenir une de ses nouvelles vitrines.

Nantes, « métropole d’équilibre »

La notion de métropole d’équilibre apparait dans les années 1960-70. Elle classifie les villes en fonction de leur importance régionale. Sont ainsi qualifiées ainsi les villes destinées à jouer un rôle dans l’aménagement du territoire français en s’imposant en contre-poids économique et démographique de la capitale. Nantes s’inscrit donc dans ces villes au même titre que Marseille ou Bordeaux. D’où le projet de la tour Bretagne qui a réellement pour but de représenter cette assise. Les travaux de la tour débutent en 1971 pour se terminer 5 ans plus tard.

Le projet initial.

Au tout départ, l’idée est donc de construire une tour proposant différents espaces pour différents publics. Le projet d’origine propose ainsi un parking doté d’une station essence, un centre commercial sur 3 niveaux, des bureaux et un restaurant panoramique doté d’une terrasse. À son inauguration, la tour ne reçoit pas le succès escompté. Son architecture dénote avec son environnement direct, les loyers trop chers ne permettent de remplir la tour en commerces ou bureaux. Elle sera finalement occupée par un certain nombre de services publics. Mais après avoir longtemps été critiquée, les Nantais se sont finalement attachés à cette tour. Elle est désormais partie intégrante de l’iconographie Nantaise et présente sur les visuels qui représentent la ville de Nantes ! Au même titre que notre fameuse grue jaune !